Dans un contexte marqué par des règlementations relatives aux enjeux de durabilité et de résilience numérique, l’OCIRP a engagé des actions stratégiques et opérationnelles pour renforcer la maîtrise de ces sujets.
De gauche à droite : Benoît Faure, Siham Fadi, Fredy Hermann Te
Un environnement réglementaire source d’opportunités
L’objectif de ces actions est, comme pour l’ORSA*, de transformer des contraintes de mise en conformité en opportunités d’amélioration de l’organisation et des outils de pilotage associés.
DORA : une opportunité de revue des processus liés à la sécurité informatique et à l’externalisation
D’une part, le règlement DORA, entré en application le 17 janvier 2025, établit à l’échelle européenne un cadre commun relatif à la gestion des risques liés aux technologies de l’information et de la communication (TIC). Il définit des règles en matière de cybersécurité et de gestion des risques informatiques. Ses objectifs principaux sont :
s'assurer que les entreprises puissent maintenir leurs activités même en cas de crise numérique ;
établir un cadre pour la gestion des risques numériques, y compris ceux associés aux tiers, c’est-à-dire aux prestataires de services ;
renforcer la surveillance de la résilience numérique à travers des tests réguliers qui sécurisent la continuité d’activité.
De nombreux travaux ont été amorcés en 2024 et se poursuivront en 2025 pour assurer la mise en conformité de l’OCIRP à ce règlement. Tous ceux-ci ont été et seront menés dans une optique de revue et d’optimisation des processus existants, et ce dans une démarche d’amélioration continue de l’organisation.
Ainsi, les plans de maîtrise des risques cybers ont été revus et urbanisés, ce qui concourt à une sécurité accrue du patrimoine de données et des outils informatiques sur mesure comme Néogo ou la plateforme Aglaée*.
Le registre des tiers, dont une première version a été déposée auprès de l’Autorité de contrôle le 15 avril 2025, s’avère être un outil complémentaire pour le pilotage de l’externalisation. En effet, il est riche d’informations sur les prestataires dits TIC, ce qui va renforcer la capacité de pilotage de ceux-ci.
* Aglaée Métaservices
CSRD : une opportunité d’un balayage à 360° de l’OCIRP et de son écosystème
D’autre part, les notions intégrées ou introduites dans la directive CSRD*, à savoir le modèle d'affaires, la chaîne de valeur et la double matérialité, ont été revisitées par l’OCIRP pour servir d’opportunité dans la définition d’actions de pilotage et de revue de l’organisation.
Ces concepts obligent, en effet, à s’interroger sur de nombreux items : identification des parties prenantes externes, revue des processus clés, mise en place d’indicateurs de création de valeur, identification des zones d’IRO*.
Anne Rolland
Directrice adjointe des risques
Tous ces travaux reposent sur les 3 grandes missions de l’Union-OCIRP
Produire de l’Union
Atteindre un haut degré de protection sociale
Être un investisseur institutionnel responsable
Ces travaux, amorcés fin 2024, vont se poursuivre en 2025. Ils permettront, entre autres, de revisiter sous un autre prisme la stratégie ESG de l’OCIRP, qui repose sur les éléments suivants :
une stratégie d’investissement responsable
une politique de ressources humaines proactive
une politique responsable de gestion des ressources
la mise en visibilité et le renforcement de son engagement social pour l’autonomie
Définitions
* ORSA
Le processus ORSA permet à une entreprise d’assurance d’évaluer si ses fonds propres sont suffisants pour couvrir ses risques actuels et futurs. Il aide à anticiper les impacts financiers de scénarios défavorables sur sa solvabilité. C’est un outil stratégique de pilotage des risques intégré à la gouvernance de l’entreprise.
* CSRD
La CSRD est une directive qui vise à améliorer la transparence des entreprises sur leurs impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Elle impose un reporting standardisé et vérifiable pour permettre des comparaisons fiables entre entreprises. Son objectif est de guider les décisions des parties prenantes (investisseurs, clients, salariés) vers une économie plus durable.
* Zone d’IRO
Dans le cadre de la CSRD, les zones d’IRO désignent les impacts, risques et opportunités que l’entreprise doit identifier, évaluer et intégrer dans son reporting de durabilité